Publication Mon Réseau de décembre 1944
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L'HISTOIRE

Période 1942-1960,

les débuts de VB

VB, "la grande marque des petits trains".

Tel est le slogan de cette marque française de trains miniatures (positionnement haut de gamme) qui a fait le bonheur des petits et des grands après guerre.

 

L'aventure débute en 1942 en marge du conflit de la seconde guerre mondiale.

Albert BRUN est un ingénieur Arts et Métiers, un spécialiste de la mécanique, des matériaux, procédés, de la conception et de l'industrialisation. En octobre 1942 à Paris, il dépose un brevet sur un système d'attelage à boucle, couplé à la suspension élastique du wagon. Il produit à cette époque des châssis qu'il vend à ROSSI & LOTTIAUX, PELICAN, SMCF et sûrement d'autres.

 

Jacques-Antoine VOLLON, quant à lui, est peintre à l'origine. Il a déjà créé sa propre société en 1943 (voire plus tôt) : les Etablissements J. VOLLON domiciliés au 5 avenue de la République à Paris 11ème  (Tel: OBErkampf 07.94 - Siret: 316695204 - RCS: Paris - NAF: 5401 pour la fabrication de jeux, de jouets et d'articles de puériculture). D'un point de vue plus personnel, Jacques-Antoine VOLLON est né le 3 septembre 1894 (à Paris 9ème) et est le petit-fils du peintre Antoine VOLLON, il décède le 5 août 1975 (à Paris 14ème) à l'âge de 81 ans sans descendance.

En 1943 (voire plus tôt), les deux hommes travaillent déjà ensemble et fabriquent des wagons en maquettes presspahn sous la marque VB qui représente les initiales de leurs deux noms de famille. VB étant la marque déposée par les Ets J. VOLLON. 

La première trace commerciale se trouve être dans le Loco Revue de décembre 1943, le magasin la Maison des Trains y fait paraitre une publicité vantant les mérites de wagons maquettes VB strictement à l'échelle, avec des suspensions souples, un dételage sous pression et des tampons compensateurs. Il s'agissait de wagons à essieux (tombereaux, couverts, citernes et plats,). En décembre 1944, les wagons à bogies étaient mis sur le marché.

A noter qu'à cette époque, l'écartement indiqué était OO et non HO, ce qui revient au même car l'appellation OO est utilisée essentiellement en Grande Bretagne alors que l'écartement est similaire au HO utilisé dans le reste du monde.

Mais il faut compter avec un 3ème homme qui va être un pilier de l'entreprise (depuis 1946 voire plus tôt) : René ROBIN.

Né le  18 janvier 1896 (au Blanc dans l'Indre) et décédé le 13 février 1978 (à Clamart dans les Hauts de Seine), il est le fils d'un cheminot (également appelé René ROBIN) qui exerça durant 35 ans au Centre Ferroviaire du Blanc dans l'Indre . Mais il est aussi le père de la célèbre actrice Dany ROBIN et apparaitront ensemble lors de promotions de la marque.

Chez VB, René ROBIN est le Directeur Technique qui supervise la recherche et le développement. Il est également l'inventeur de nombreux procédés et brevets techniques comme des rails, crochets d'attelage, pantographes, caténaires, roulements et machines outils. 

Pour la vente de ses fabrications, VB passait par un réseau de magasins dépositaires dans toute la France : Baby Train et la Maison des Trains à Paris, Contesso à Nice, Mini Train à Rouen, etc ... ; la société n'a donc jamais eu de magasin en son nom propre. On retrouve ainsi des publicités de magasins dès décembre 1944 comme dans la publication Mon Réseau de P.L. HARMEL. Pour appuyer la communication, VB faisait paraitre ses propres encarts publicitaires renvoyant vers les magasins dépositaires et s'affichait dans des salons.

Durant la 2nde guerre mondiale (avant 1944), des wagons sont déjà vendus à travers un réseau de revendeurs comme la Maison des Trains qui semble être l'un des premiers à avoir faire confiance à la marque.

En mai 1945, sont commercialisées des premières voies (rails posés sur des ballasts) très réalistes et à grands rayons de courbure, le ballast était en tout premier lieu à base de liège et permettait de réduire les bruits. A l'origine en 3 rails avec une alimentation centrale, la conception a évolué au fil du temps avec un ballast métal recouvert de sable collé puis un ballast peint.

 

Les wagons sont d'une excellente finition pour l'époque. Il s'agit essentiellement de wagons couverts, de citernes et de tombereaux dont la diffusion est artisanale puis en petite série. La petite histoire veut que le montage des modèles soit assuré par des concierges, du voisinage et la décoration confiée à des étudiants de l'école des beaux-arts.

A cette même époque, plusieurs "artisans" se lancent sur le même créneau comme Jean LAFFONT ou le PELICAN ou AIRMER et s'échangent des pièces détachées, ce qui rend aujourd'hui l'identification difficile de certains wagons. Il s'agit là d'une série maquette. La notoriété de la marque dépasse alors les frontières et s'exporte en Suisse, en Angleterre, en Allemagne et en Italie (entre autres).

 

En 1949, VB  sort ses caténaires pour compléter ses voies désormais reconnues pour leur qualité et leur réalisme.

Entre 1950 et 1952, Jacques-Antoine VOLLON et Albert BRUN s'associent et les Ets J. VOLLON deviennent alors les établissements VB. La marque restant VB depuis l'origine, ils restent au 5 avenue de la République à Paris 11ème.

Ce n'est qu'en 1950 que VB sort son premier catalogue. 

En 1952, Dany ROBIN pose déjà pour le N°10 du magazine "Modèles Ferroviaires".

En 1955, la première motrice électrique apparait : la BB 9001. C'est également cette année-là que VB propose ses premiers wagons de voyageurs avec une carrosserie en plastique.

 

En 1956, nous retrouvons Dany ROBIN accompagnée de son époux Georges MARCHAL (célèbre acteur lui aussi) dans le N°575 du magazine "La Vie du Rail". On la voit poser devant une machine à profiler les rails, devant un banc de tests et avec son père René ROBIN. Sur une photo, on les voit poser dans les ateliers de Boulogne Billancourt non loin des studios de cinéma. Sur une autre photo, on retrouve les 3 protagonistes ainsi que 2 autres personnages : on suppose qu'il s'agit de Jacques-Antoine VOLLON et Albert BRUN. Pour la petite histoire, un réseau complet a été dressé sur une immense plaque en verre. Celle-ci ayant été positionnée à la verticale, Dany ROBIN a pris place derrière et entre un arbre de Noël illuminé. Il va sans dire qu'une grosse partie des trains, wagons et rails provenaient de chez VB.

Cette année là, la production des wagons devient industrielle.

En 1957, c'est dans l'ascenseur que M. PERETZ (alors directeur de VB) et M. OLIVERES (directeur d'une société de sonorisation dans le même immeuble du 5 avenue de la République) ont l'idée originale de présenter un stand sonore à la Foire de Paris (voir Loco Revue N°164 de juillet 1957) . L'idée est tellement novatrice et motivante que le travail est réalisé en 10 jours que qu'un brevet est déposé. C'est à l'occasion de cette manifestation que VB annonce la sortie prochaine d'une nouvelle motrice, de nouveaux rails et de nouveaux attelages.

En 1957, une seconde motrice électrique apparait : la BB 9211.

Cette année-là, le N°625 du magazine "La Vie du Rail" parle d'un autre acteur célèbre : Bernard BLIER. Il évoque sa passion pour les trains électriques ; preuve en est, il est fan de VB et s'est constitué une fabuleuse collection en ayant pratiquement tous les modèles.

 

En 1958, l'automotrice électrique de banlieue Z 5100 est commercialisée.

Pour ces nouvelles productions, VB abandonne les carrosseries en zamac pour du plastique à base de polystyrène. Au vu de ce nouveau procédé de moulage, les quantités passent alors à 1 000 pièces à chaque fabrication ; autant de carrosseries à monter sur les châssis. On note tout de même que tous les moules n'ont pas été refaits, sûrement en raison de coûts importants.

De même, les boites d'emballage délaissent la couleur beige à liseré rouge pour des boites au design plus moderne ; à base de couleurs rouge, verte et crème.

 

En 1959, VB commercialise de nouvelles voies en 2 rails ; les motrices (versions 2 rails) de la marque peuvent enfin rouler sur des voies "maison".. Il est également proposé d'acheter certaines motrices et wagons à monter soi-même.

En 1960, la première motrice diesel (donc sans pantographe) est commercialisée : la 060DB - 7. Les équipes planchent également sur la locomotive à vapeur 141 R mais le projet reste à l'état de plans (on en retrouve la trace quelques années plus tard) car VB est à vendre. Monsieur PERETZ, le directeur de l'époque, se charge alors de la transaction avec les acheteurs potentiels. 

Usine Tri-ang de Margate
Usine Tri-ang de Margate
Usine Tri-ang de Margate
Usine Tri-ang de Margate
Usine Tri-ang de Margate
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L'HISTOIRE

Période 1960-1962,

l'ère TRI-ANG

En 1960, le marché subit une importante mutation pour s'adapter aux exigences de la clientèle. C'est la période où toutes les entreprises françaises se lancent dans la course à une production en grande série et aux carrosseries en plastiques. Ainsi JOUEF propose des produits à moindres coûts et VB voit sa clientèle partir à la concurrence. Il doit faire un choix stratégique : demeurer une entreprise modeste qui s'adresse aux amateurs au risque de disparaître ou s'attaquer à un marché plus vaste pour survivre. Cette dernière option nécessite des investissements importants et une rationalisation des processus de fabrication pour atteindre des coûts plus bas.

 

C'est alors que le groupe anglais LINES-BROS (déjà propriétaire de 39 usines de fabrication de jouets dans le monde ainsi que de la marque TRI-ANG) apparaît avec la volonté d'imposer l'échelle TT (1/100e) et de contourner les règles commerciales européennes en acquérant des fabricants français. Permettant ainsi de s'implanter plus facilement sur le continent et de s'ouvrir au tout nouveau marché commun : l'Europe.

 

Fin 1960, LINES-BROS rachète VB (visiblement en l'espace d'une dizaine de jours) et transfère la production en 1961 ainsi que l'outillage, les moules et un stock conséquent dans une usine nouvellement construite à Calais .

 

C'est une volonté, la marque VB est conservée et LINES-BROS veut en faire un concurrent haut de gamme à FLEISCHMANN.

LINES-BROS conserve les seules productions industrielles et semi-industrielles : motrices, wagons de voyageurs, rames "inox", wagons en zamac ou plastique et les rails.

Mais quelques difficultés ont amené à transférer une partie de la production de rails et de châssis dans l'usine de Margate ⚑ en Grande Bretagne ; une partie puis c'est tout l'outillage qui y a été transféré. Les difficultés ont du s'accumuler par la suite puisqu'ils ne semblaient pas maitriser le transfert de compétences et la production comme pour cette rame de  Z5100 (modèles renommés en CT 594 et CT 595) qui réapparut quelques années plus tard comme prototype ou préproduction (voir photo). Les difficultés furent telles que la société était à la recherche d'un "ingénieur de fabrication de grande classe expérimenté dans la fabrication des trains miniatures", c'est ce qu'on pu lire les chercheurs d'emploi de l'époque dans une annonce.

Un catalogue en couleur est réalisé en Angleterre et est diffusé dès l'hiver 1960 (et jusqu'en 1962) avec un mixte de HO et de TT. On y découvre une locomotive vapeur 1-131 TB référencée VB 540 puis CT 590 (selon les éditions). Elle suscite tout de suite des doutes d'autant qu'elle ressemble étrangement  à la 1-131 TB de chez Hornby sortie un an plus tôt ; seule différence notable étant l'absence de boudin sur l'essieu moteur médian. En réalité, il s'agissait d'un photo-montage de dessins provenant de catalogues de firmes concurrentes, ce fut également le cas pour les bâtiments et quais des marques JOUEF et CROSPY. 

En 1961 au 12ème salon de Nuremberg, le stand TRI-ANG présente les modèles de marque VB mais aucune nouveauté.

 

Quelque chose se trame : désaccord entre TRI-ANG et VB ? mauvais résultats ? erreur de gestion ? problèmes d'organisations ? problèmes de transfert de compétences ? problèmes financiers ?. A l'été 1962, LINES-BROS cesse l'activité du département ferroviaire dont la production venait juste de redémarrer. L'échec est à la fois stratégique et commercial. Les stocks, l'outillage, les plans et les moules sont à vendre en un seul lot et sont proposés aux concurrents dont Georges HUARD (patron de JOUEF) ; pourtant intéressé par certaines pièces seulement, il passe à côté de l'opportunité et se fait devancer par un inconnu.  

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L'HISTOIRE

Période 1962-1972,

l'ère LEJEUNE

Daniel LEJEUNE est un photographe de métier et un passionné de trains miniatures. Durant l'ère VB, il est le photographe officiel de la marque et travaille également pour Loco Revue.

 

En 1962, il s'associe à d'autres personnes pour créer une société (de récupération de ferraille) et saisissent ensemble l'opportunité de racheter les stocks lorsque LINES-BROS a abandonné la marque VB. L'outillage et les moules semblent avoir été partagés entre Daniel LEJEUNE et JOUEF, mais il subsiste encore aujourd'hui un flou sur ce point.

 

Installé au 3 rue de l'agent Bailly à Paris 9ème . Daniel LEJEUNE devient la vitrine commerciale, développe la marque et vend les stocks jusqu'au début des années 70 en France. Par manque de place, une partie de son stock est délocalisée sur Lille chez son frère qui est alors transporteur. Le stock est tellement important qu'il doit louer 5 autres garages à voiture dans le sud de Paris. Se faisant aider par plusieurs personnes, ceux-ci reçoivent des wagons en dédommagement (c'est pour la petite histoire).

 

Il continue la commercialisation des BB 9001, des BB 9211, des 060 DB - 7, des rames type "Budd" ainsi que des wagons plats ou à tombereaux ouverts. Plus de l'artisanat qu'autre chose, il limite les frais en livrant dans des boites en carton ondulé ou ne peignant pas toutes les parties ; ainsi une 060 DB - 7 produite par LEJEUNE est reconnaissable à l'absence de peinture crème sur les côtés supérieurs.

 

Pour distinguer les motrices produites par VB ou par lui-même, il instaure un marquage de lettres au poinçon sur le lest. Ainsi, une motrice fournie par VB a un numéro de série (uniquement des chiffres) marqué sur le lest, une motrice fournie par LEJEUNE a des lettres marquées sur le lest (excepté le V et le B bien sûr).

 

Outre la continuité de la gamme existante, il se fait aider par M. FAGUETTE (également associé) qui se charge de la  fabrication. Dit "le postier", celui-ci travaille dans les télécommunications et possède une expertise technique reconnue ; c'est donc grâce à lui que certaines nouveautés apparaissent :

- une motrice BB 9281 de livrée rouge : la "Capitole",

- un wagon intermédiaire pour l'automotrice Z5100,

- les alimentations pour 2 rails,

- les pantographes à un seul bras,

- des plaques "Capitole", "Le Mistral", "NICE" et "LYON" à coller soi-même sur les motrices,

- l'inverseur de lumières jaunes/rouges à l'avant et l'arrière des BB 9001 et 9211,

- l'éclairage intérieur des rames Z5100,

- les optiques de phares,

- et quelques autres décorations comme des décalcomanies.

Il travaille sur des prototypes comme les wagons dits "kangourou", un châssis à 3 essieux pour un wagon grue (voir photos). Il réinvente également des outils comme celui qui installe les roues sur les essieux ou un appareil qui permet de mesurer la puissance des moteurs. En effet, les moteurs étaient fabriqués sur la même chaîne de montage mais il s'avère qu'ils ne développent pas tous une puissance identique : les mesurer et les regrouper par catégories lui permettait d'installer des moteurs comparables sur une motrice à 2 moteurs.

Il veut également réaliser une BB 9004 (descendante des BB 9001 et BB 9211) et fait concevoir des moules par un membre de l'équipe Chaumeil sur la base d'un modèle JOUEF. Mais un litige éclate en raison de problèmes de finitions et met fin au projet : le moule est alors détruit. Un prototype de caisse est retrouvé en 1985 dans les bureaux de la fonderie qui est alors monté sur un châssis VB.

 

En 1968, Daniel LEJEUNE est à l'initiative d'un catalogue dans le magazine Loco Revue qu'il connait bien. C'est dans les Loco Revue N°288 et N°289 de 1968 que celui-ci parait une présentation détaillée de wagons à essieux et de wagons à bogies. 

Dans le Loco Revue N°290 de 1968, est édité un bel article sur Daniel LEJEUNE et la re-commercialisation de certains produits VB. On y apprend qu'il a du, au début, se familiariser avec l'outillage et les montages qui étaient totalement nouveaux pour lui. Figure dans cet article une jolie BB 9211 à deux moteurs.

En 1969, la photo d'un réseau complet est en couverture de Chemins de Fer Modèles Réduits. Ce n'est pas Daniel LEJEUNE (pourtant ancien photographe) qui est l'auteur de cette photo mais Serge BILLY.

Au milieu de l'année 1971, Daniel LEJEUNE veut créer le "club Capitole" dont l'objet est de permettre la continuité de son entreprise puisqu'il connait des problèmes de santé ; il envisage même la création de nouveaux modèles dans la tradition VB. C'est ce qu'il confie dans le Loco Revue de N°318 de 1971. Pour en faire partie, la seule condition et de posséder ou d'acheter une BB 9281 ou une BB 9292 de sa production. Il ne semble pas aller au bout de ce dernier projet puisqu'on ne retrouve pas de trace officiel de ce club. En 1972, il cesse toute activité et ses stocks sont éparpillés.

 
 
 
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L'HISTOIRE

Depuis 1972,

qu'en est-il de VB ?

VB n'a plus d'existence commerciale depuis 1972 avec la disparition de Daniel LEJEUNE.
La société créée par Jacques-Antoine VOLLON et Albert BRUN est clôturée le 31/12/1976, sa dernière adresse connue est au  4 rue Sainte-Anne à Paris 1er .

 

Anecdotique, VB est utilisé pendant des années pour former les sapeurs conducteurs du 5ème Régiment de Génie à Versailles. Le réseau d'instruction est alors équipé de rails et de matériels roulants VB (dont des motrices BB 9001).

 

Dans les années 70 et dans le sud de la France, quelques wagons VB d'une très mauvaise qualité sont vendus dans des sachets scellés. Il s'agissait là d'une production "pirate" faite à partir de quelques éléments VB mais au final éloignée des wagons de la marque. 

 

Dans le Loco Revue N°556 de février 1993, un focus est fait sur la ressemblance entre les wagons du PELICAN et les wagons VB.  Expliquant ainsi la confusion qu'il peut y avoir entre les deux productions et les difficultés rencontrées par les collectionneurs lors de leurs choix.


En Avril 1996, le N°7 du tout nouveau magazine "La Vie du Jouet" aborde la marque Tri-ang et évoque la reprise du VB.

 

En 1999 à Coutances, plusieurs plans apparaissent lors d'une vente aux enchères. Il s'agit de documents dans un excellent état appartenant au stock de Daniel LEJEUNE. A l'occasion de cette vente, nombre de photos d'époque étaient également disponibles.

Au milieu des années 2000, un premier stock VB refait surface à Sainte-Geneviève-Des-Bois : des wagons, des motrices et de nombreuses pièces détachées.

Dans cette même période et à travers une autre vente aux enchères, un gros collectionneur du sud de la France acquiert les recherches d'un autre collectionneur parisien : les statuts de la société, la liste du personnel VB, la liste des sous-traitants, les typons des catalogues, des photographies, etc ... Un trésor qui pourrait nous en dire plus sur cette ère VB et qui, selon les informations, représente des archives de 5 mètres de long stockées avec des wagons en presspahn, des prototypes et autres bijoux dans des conditions de conservation idéales pour conserver papiers, wagons en presspahn, couleurs et parties en métal. Cet heureux collectionneur ayant récupéré certains wagons abimés par l'humidité et la rouille fait appel à deux maquettistes de Bretagne.

A la fin des années 2000 lors d'une vente aux enchères à Fécamp, des documents, des photos et bien d'autres pièces sont vendus. A cette même vente, nombre de fourgons jaunes, de wagons gris (et non des rouges) dédiés à la minoterie de Melun sont vendus.

 

Quelques magazines spécialisés abordent le sujet de VB comme le N°68 de "La Vie du Jouet" de Juillet 2001 qui en fait la une et qui y consacre un dossier complet de 9 pages.

En février 2015 à Cambrai, une vente aux enchères permet de faire réapparaître l'un des stocks VB. Carrosseries de motrices, bogies et autres pièces neuves dans des caisses et des cartons poussiéreux non déballés. Vendu en un lot unique, celui-ci est si important qu'il a eu du mal à entrer dans un gros break (fauteuils enlevés).

En 2015 toujours, LR Presse édite un Siècle de Trains Miniatures en France de Clive LAMMING, un livre qui permet de mieux situer VB dans cette aventure. 

 

En 2016/2017 à Frontignan, une BB 9002 (modèle modifié de BB 9001) apparait lors d'une bourse.

Mesure et démesure. En janvier 2012, la salle des ventes de Chartres estime une rame VB à 1 500 €. En février 2017, cette même salle adjuge un superbe coffret de "la Maison du Train" (voir photo) comprenant entre autres une BB 9211 et des rails VB à ... 4 €. Octobre 2017, une salle des ventes à Dijon a adjugé une BB 9211 "Mistral" à 20 € (voir photo).

 

Toujours en 2017, un autre stock réapparaît à Drybrook en Angleterre dans lequel on retrouve des motrices équipées d'un inverseur de lumière et un wagon intermédiaire de Z5100.

2017 enfin, le livre Tri-ang Railways - An in-deepth review de Rob HAMPTON aborde l'épisode VB.

En 2018, LR Presse édite VB la Grande Marque des Petits Trains de François ROBEIN, un livre très complet avec de nombreuses illustrations.

En novembre 2018 à Longjumeau, un autre stock VB (celui du "postier") refait surface. Des dizaines de rails, des prototypes, des Z5100 et autres 060 DB - 7, et des pièces de rechange en lots comme des moteurs, des supports de lumières, des pignons par centaines, des induits, des essieux, etc ...

En décembre 2018 à Saint Sébastien sur Loire, une partie d'un autre stock réapparaît avec des bogies, des carrosseries neuves de 060-DB, de Z5100, de BB 9001 et de BB 9281 ... Pour la petite histoire, 2 exemplaires neufs de cette dernière ont été vendus 10 ans auparavant pour 30 € seulement.

Au printemps 2020, un reste de stock est vendu aux enchères à Lavaur (81), stock avec une BB 9001, des moteurs, châssis et bogies de Z5100, tampons, pignons, vitres, le tout mélangé avec des pièces d'autres marques. 

Malgré quelques vicissitudes, la marque vit à travers la passion des collectionneurs qui savent maintenir la flamme. Régulièrement, on voit des rails, des wagons, des motrices sur le marché de l'occasion. On y retrouve même des pièces neuves probablement issues des stocks disséminés çà et là par Daniel LEJEUNE.

 

Aujourd'hui, la marque VB est devenue rare et très recherchée par les collectionneurs. Sans contestation, elle a contribué à l'essor des trains miniatures (échelle HO) en France grâce à des brevets et des conceptions innovantes.

 

Mais qu'est-il devenu du reste du conséquent stock ? Soyons sûr que quelqu'un les retrouvera dans un coin de grenier ou d'entrepôt et attendons-nous à de belles surprises à l'avenir.