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LES MOTRICES

la BB 9001,

la motrice électrique

La motrice BB 9001 est la première motrice VB produite à partir de 1955. 

 

Destinée aux voies 3 rails ou 2 rails, elle peut être alimentée par les rails ou bien par les pantographes.

 

Un test d'endurance ayant été fait à l'époque avec une distance de 3 000 km parcourus et sans usure.

 

La carrosserie est réalisée en zamac (alliage d'après guerre constitué de Zinc, d’Aluminium, de MAgnésium et de Cuivre) à l'aide de pièces en fonderie sous pression et d'outils de découpage sur bloc.

 

Les moteurs sont à aimant permanent (induit 5 pôles) et sont faits pour fonctionner sur le courant continu de 12/18 voire 20 volts. Il est donc nécessaire de se servir d'un transformateur-redresseur, branché sur le courant alternatif du secteur. Selon les cas, la motrice est équipée d'un moteur (poids total de 0.620kg pour tracter jusqu'à 25 wagons) ou deux moteurs (poids total de 0.750kg pour tracter jusqu'à 45 wagons). La version à 2 moteurs développe 1.2 ampères.

Simple d'utilisation, le frotteur sur le rail est interchangeable en cas d'usure et une seule vis le maintient au bogie. Un inverseur d'arrivée de courant permet soit de se servir du frotteur, soit des pantographes dont les skis peuvent être réglés en hauteur facilement. Les premiers modèles étaient équipés de pantographes en profilés ronds et soudés.

 

Les roues sont munies de bandages en caoutchouc et sont montées sur 2 bogies à 2 essieux. Les engrenages sont en nylon pour diminuer la résonance et le bruit.

 

L'entretien a été voulu très simple puisqu'il qu'il n'y a qu'un point de graissage (pour la mono-monoteur) accessible de l'extérieur sans avoir à démonter l'ensemble.

 

C'est la seule de la production a avoir été équipée de l'ancien attelage à boucle fixe reconnaissable à ses pantographes en métal bruni et des pantographes chromés.


A l'origine, la motrice pouvait être vendue montée ou en kit.

Les prix constatés en 1958 étaient de 8 400 anciens francs (soit 147 €) pour une mono-moteur, de 12 450 anciens francs (soit 217 €) pour une deux moteurs.

BB 9001 mais pas que ... en effet, il a existé une autre carrosserie identique mais portant un numéro différent sur les flancs et en faces avant/arrière : la BB 9002. Sans doute issue d'un autre moule, on rencontre très rarement un exemplaire.

Sous l'ère LEJEUNE, la BB 9001 avait été modifiée (cf photos) :

- la terminaison de la ligne de toit arborait une sorte d'anneau et il est fort possible que ce soit pour améliorer le passage du courant électrique par les pantographes

- une sorte d'optique en plastique dur (embouteillé par l'intérieur) prenait place dans l'emplacement du fanal (phares) surement afin que la lumière soit plus diffuse et soit plus proche d'une certaine réalité

- enfin l'espèce de rambarde en faces avant et arrière a été remplacée et fut d'une bien meilleure qualité ... plus solide surtout car l'ancienne cassait facilement

- un inverseur d'éclairage permettait d'allumer des lumières à l'avant ou à l'arrière (ampoules type MS4)

- l'éclairage des phares pouvaient être jaunes ou rouges selon la position de l'inverseur

Le saviez-vous ? La BB 9001 est un ancien prototype de locomotive électrique de la SNCF. Livrée à la même époque que les BB 9002-9003-9004, elle a servi à la mise au point de la BB 9200, en particulier des moteurs de traction. À sa sortie d'usine la BB 9001 arbore une livrée bicolore mais au début des années 60 elle fut repeinte en une seule teinte durant son passage en Révision Générale. Elle commence sa carrière par assurer des trains rapides Paris - Lyon et pour finir en train de messagerie. À partir de 1958, elle est affectée au dépôt de Montrouge, elle y reste jusqu'au milieu des années 60. Elle y effectue alors des trajets sur la ligne Paris - Le Mans, avant d'être remplacée. La BB 9001 a également été reproduite à l'échelle HO par PMP un an après VB.

Voici la liste des modèles référencés :

Ref. 500 ou 500/3R- 1 moteur pour voie 3 rails

Ref. 500/1E - 1 moteur avec inversion d'éclairage pour voie 3 rails

Ref. 500/2M - 2 moteurs pour voie 3 rails

Ref. 500/2R - 1 moteur pour voie 2 rails

Ref. 500/P1 - 1 moteur pour voie à plots

 
 

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LES MOTRICES

la BB 9211,

la motrice électrique

La motrice BB 9211 est une autre motrice produite à partir de 1957.

 

Destinée aux voies 3 rails ou 2 rails, elle peut être alimentée par les rails ou bien par les pantographes.

 

La carrosserie est réalisée en zamac (alliage d'après guerre constitué de Zinc, d’Aluminium, de MAgnésium et de Cuivre) à l'aide de pièces en fonderie sous pression et d'outils de découpage sur bloc. La longueur totale est de 196 mm.

 

Les moteurs sont à aimant permanent (induit 5 pôles) et sont faits pour fonctionner sur le courant continu de 12/18 voire 20 volts. Il est donc nécessaire de se servir d'un transformateur-redresseur, branché sur le courant alternatif du secteur. Selon les cas, la motrice est équipée d'un moteur (poids total de 0.630 kg pour tracter jusqu'à 25 wagons) ou deux moteurs (poids total de 0.750 kg pour tracter jusqu'à 45 wagons). La version à 2 moteurs développe 1.2 ampères.

Simple d'utilisation, le frotteur sur le rail est interchangeable en cas d'usure et une seule vis le maintient au bogie. Un inverseur d'arrivée de courant permet soit de se servir du frotteur, soit des pantographes dont les skis peuvent être réglés en hauteur facilement.

 

Les roues sont munies de bandages en caoutchouc et sont montées sur 2 bogies à 2 essieux. Les engrenages sont en nylon pour diminuer la résonance et le bruit.

 

L'entretien a été voulu très simple puisqu'il qu'il n'y a qu'un point de graissage (pour la mono-monoteur) accessible de l'extérieur sans avoir à démonter l'ensemble.

 

A l'origine, la motrice pouvait être vendue montée ou en kit.

 

Les prix constatés en 1958 étaient de 9 600 anciens francs (soit 167 €) pour une mono-moteur, de 13 500 anciens francs (soit 236 €) pour une deux moteurs.

 

A partir d'octobre 1970 sous l'ère LEJEUNE, la BB 9211 se pare de plaques "Mistral" sur les faces frontales, des  plaques que l'on pouvait aussi acheter séparément. Un inverseur d'éclairage apparaît également pour permettre d'allumer des lumières à l'avant et à l'arrière (ampoules type MS4). Une sorte d'optique en plastique dur (embouteillé par l'intérieur) prenait place dans les orifices surement afin que la lumière soit plus diffuse et soit plus proche d'une certaine réalité.

Toujours sous cette même ère, une BB 9281 apparaît dans une livrée rouge et portant des plaques "Capitole". La carrosserie est finement estampillée "BB9281" sur le côté mais conserve un "BB9211" sur les faces avant et arrière. Le toit de la carrosserie adopte une nouvelle forme et des points de fixation différents pour la ligne de toit et accueille des pantographes "unijambistes".

 

Le saviez-vous ? Les BB 9200 forment une série de locomotives électriques françaises fonctionnant sous courant continu 1500 V construites en 92 exemplaires par les sociétés Creusot-Loire, Jeumont-Schneider et CEM et livrées à la SNCF du 24 mai 1957 au 1er juin 1964. Elles sont l'aboutissement des études menées sur les BB 9001-9002 et BB 9003-9004. Elles résultent de la volonté de la SNCF de disposer de locomotives de type « BB » (soit quatre essieux moteurs répartis en deux bogies) et reprennent les bogies de la BB 9004 conçu par André Jacquemin, d'où le surnom BB Jacquemin. Les six BB 9200 Capitole (surnommées « BB rouges ») étaient les premières locomotives de la SNCF à grande vitesse (supérieure à 160 km/h) pour le service régulier des trains de voyageurs. Märklin, Jouef, Mougel, et Roco ont également modélisé la BB 9200 en HO.

Voici la liste des modèles référencés :

Ref. 510 ou 510/3R- 1 moteur pour voie 3 rails

Ref. 510/1E - 1 moteur avec inversion d'éclairage pour voie 3 rails

Ref. 510/2M - 2 moteurs pour voie 3 rails

Ref. 510/2R - 1 moteur pour voie 2 rails

Ref. 510/P1 - 1 moteur pour voie à plots

 

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LES MOTRICES

la Z 5100, l'automotrice électrique de banlieue

L'automotrice Z 5100 est une motrice produite à partir de 1958, présentée dans les vitrines des grands magasins parisiens à Noël 1958 alors qu'elles n'est officiellement commercialisée que début 1959 lors de la Foire de Paris. Egalement appelée "Budd" qui est en fait le nom donné à un procédé américain de soudage de l'acier inox et utilisé par la SNCF lors de la construction d'automotrices ou de wagons de voyageurs.

 

Destinée aux voies 3 rails ou 2 rails, elle peut être alimentée par les rails ou bien par le seul pantographe. Un inverseur d'arrivée de courant permet soit de se servir du frotteur, soit du pantographe dont les skis peuvent être réglés en hauteur facilement.

 

Les moteurs sont à aimant permanent (induit 5 pôles) et sont faits pour fonctionner sur le courant continu de 12/18 voire 20 volts. Il est donc nécessaire de se servir d'un transformateur-redresseur, branché sur le courant alternatif du secteur. Les engrenages sont en nylon pour diminuer la résonance et le bruit.

Simple d'utilisation, le frotteur sur le rail est interchangeable en cas d'usure et une seule vis le maintient au bogie.

Les roues motrices sont munies de bandages en caoutchouc et sont montées sur 2 bogies à 2 essieux.

La carrosserie est réalisée dans un matériau composite à base de plastique rigide emprisonnant de toutes petites bulles de gaz : le polystyrène non-expansé.

Qu'il s'agisse de l'automotrice ou de sa remorque, la carrosserie est identique. On viendra y clipser un lanterneau et un support de pantographe pour en faire une automotrice. 

Il est à noter que le système de fixation de la carrosserie au châssis n'est pas le même selon les séries de production. Certaines ont un filetage en métal (cf photo) et d'autres pas, il convient alors d'agrandir légèrement le trou et de le tarauder.


Pour avoir des rames plus longues mais aussi pour calquer à la réalité, VB a commercialisé des automotrices sans moteur mais avec pantographe. Le châssis utilisé est alors celui de la remorque d'automotrice ou d'un wagon de voyageurs et les roues sont isolées. Mais VB n'a pas commercialisé de voiture intermédiaire et ce n'est que dans les années 60 que Daniel LEJEUNE propose un modèle bricolé en accolant deux moitiés intérieures de carrosseries (voir photos). De même, un prototype de carrosserie symétrique comprenant deux cabines de conduite et deux pantographes a été élaboré (voir photos). A quelle fin, nous ne le savons pas car ce modèle n'existait pas dans la réalité.

Egalement et vers la fin de l'ère LEJEUNE, des rames ont été spécialement réalisées avec une décoration et une peinture plus soignées et plus proches de la réalité (voir photos). Mais aussi un système d'éclairage monté dans l'automotrice et sa remorque. Il s'agissait là de proposer des produits variés pour étoffant l'offre commerciale (voir photos).

Le saviez-vous ? Les Z 5100 sont des automotrices en acier inoxydable construites de 1953 à 1958. Premier matériel moderne d'après-guerre, elles ont assuré des dessertes omnibus jusqu'en 1998, en particulier en banlieue sud de Paris. Les rames étaient composées de 2, 3 ou 4 caisses. En dehors de VB, seul Jouef les a modélisées en HO ; et seulement en 1967.

Voici la liste des modèles référencés :

Ref. 520A - Automotrice de banlieue avec moteur (référence identique pour les voies 2 rails, 3 rails ou à plots)

Ref. 520B - Automotrice de banlieue sans moteur

Ref. 521 - Remorque d'automotrice de banlieue

 

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LES MOTRICES

la 060 DB-7,

la motrice diesel

La motrice 060 DB - 7 (aussi appelée "sous-marin") est une motrice produite à partir de 1960.

 

Elle est destinée aux 2 rails ou aux 3 rails selon les modèles.

 

La carrosserie est réalisée dans un matériau composite à base de plastique rigide emprisonnant de toutes petites bulles de gaz : le polystyrène non-expansé. Différentes productions de carrosseries ont existé et elles pouvaient sortir en couleur bleue foncée, bleue azur, rouge, noire, or ou argentée avant d'être peintes.

 

Le moteur est à aimant permanent (induit 5 pôles) et est fait pour fonctionner sur le courant continu de 12/18 voire 20 volts. Il est donc nécessaire de se servir d'un transformateur-redresseur, branché sur le courant alternatif du secteur. Les engrenages sont en nylon pour diminuer la résonance et le bruit.

Contrairement aux autres modèles, la 060 DB n'est pas équipée d'un inverseur d'arrivée de courant puisqu'il n'y a pas de pantographe.

Le poids est de 0.540kg. Sa longueur (226mm hors tampons) implique un diamètre de courbure sur les rails de 800mm au minimum.

 

Simple d'utilisation, le frotteur sur le rail est interchangeable en cas d'usure et une seule vis le maintient au bogie.

Les roues motrices sont munies de bandages en caoutchouc et sont montées sur 2 bogies à 3 essieux.

 

L'entretien a été voulu très simple puisqu'il qu'il n'y a qu'un point de graissage accessible de l'extérieur sans avoir à démonter l'ensemble.

 

A l'origine, la motrice pouvait être vendue montée ou en kit.

 

Enfin et c'est anecdotique, sa référence est indiquée sur le flan de la carrosserie "VB PARIS 530".

 

Le saviez-vous ? La 060 DB est une série de vingt locomotives Diesel-électriques commandées par la SNCF le 1er février 1955. La première a été mise en service au dépôt de La Rochelle-Bongraine le 8 janvier 1957. Elles ont été retirées du service entre 1981 et 1988. D'abord appelée 060 DB, elle fut renommée en CC 65000 en 1962. Elle connut un grand succès dans le monde du modélisme HO puisque JEP, Hornby, Troby et bien d'autres l'ont modélisée.

Voici la liste des modèles référencés :

Ref. 530M - Référence identique pour les voies 2 rails, 3 rails ou à plots

 

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VB EN DETAIL

la BB 9281 "Capitole"

La motrice BB 9281 a vu le jour non pas sous l'ère VB mais sous l'ère Daniel LEJEUNE, il s'agit d'une BB 9211 modifiée.

 

Tout d'abord, il a été nécessaire de refaire un nouveau moule sur la base du premier. Sur le flan, un monogramme 9281 apparaît à la place du 9211, mais oubli ou pas, un petit 9211 apparaît toujours sur les faces avant et arrière.

Le dessin de la carrosserie a été modifié pour la ligne de toit et les pantographes (origine inconnue) qui sont désormais "unijambistes", une sorte de boitier apparaît sur le toit et une plaque "Capitole" prend place sur l'avant et l'arrière de la motrice (sous le logo de la SNCF).

Bien entendu, la carrosserie adopte la couleur rouge qui caractérise la Capitole avec une décoration adaptée. Mais le saviez-vous, avant d'être rouge, sa livrée était verte (voir photo lors d'essais en 1966).